TUNISIE

Géographie et climat
Climat Il varie considérablement du nord au sud. Au printemps, il fait beau partout mais les pluies ne sont pas rares dans le Nord. En été, il fait très bon sur les régions côtières grâce aux brises marines. En revanche, la chaleur est difficilement supportable à l’intérieur du pays et dans le Sud. En automne, on a une saison idéale quoique les jours raccourcissent. On peut se baigner jusqu’en octobre. En novembre, les premières pluies font leur apparition. Elles peeuvent couper temporairement certaines pistes. Ne jamais essayer de franchir les oueds en crue.
Les mois de mars et avril constituent la période idéale pour visiter les oasis du Sud. Les nuits peuvent être très froides mais, dans la journée, le Sahara apparaît dans toute sa splendeur sous un ciel lumineux.

Géographie La Tunisie a un faible relief et de très vastes plaines. Le massif le plus élevé, le jebel Châambi, culmine à 1 554 m seulement. Le Nord, au climat méditerranéen, est bien arrosé, cee qui favorise les cultures. Les terres les plus fertiles se trouvent au sud du cap Bon.
À partir de Gafsa et de Gabès, le paysage change. Aux plaines couvertes d’oliviers, aux forêts de chênes verts et de chênes-lièges succède un paysage ét

trange, celui des chotts (encore appelés sebkhas), ces vastes cuvettes d’eau salée, souvent asséchées et couvertes de croûtes salines à l’aspect brillant.
Faune et flore
La faune Les parcs naturels sont relativement riches : on peut y voir des loutres, des gazelles, des hyènes, des cerfs de Berbérie, des lynx, des porcs-épics, des sangliers, des mangoustes, des renards, des chacals, des tortues, différentes espèces de rapaces, des oiseaux migrateurs, et même des buffles.
Capitale de la fauconnerie, le village d’El-Haouaria, proche du cap Bon, vous réserve une belle surprise : au printemps, faucons et éperviers y sont capturés puis dressés à la chasse.
Toujours au nord du pays, les montagnes de Kroumirie, vertes et boisées, recèlent des chats sauvages et des troupes de cerf.
Dans le Sud du pays, cee sont les animaux du désert que l’on peut observer.
Le golfe de Gabès est un véritable sanctuaire pour les oiseaux.
Chameaux C’est dans le Sud tunisien que vous commencerez à rencontrer vos premiers chameaux. Aussi docile qu’un chien, le chameau est plus pratique dans le désert. En réalité, il n’y a que des dromadaires en Tunisie (une seule bosse).
Pour nous, Européens, tous les chameaux se ressemblent. Un chamelier à la recherche de son chameau peut reconnaître sa bête sans la voir, uniquement en
n examinant l’empreinte de son pied dans le sable.
La flore L’olivier, l’arbre roi de la Méditerranée, est évidemment très présent en Tunisie. On trouve aussi des chênes-lièges à profusion. Orangers, citronniers, mandariniers, caroubiers, grenadiers et lauriers composent les paysages du pays qui produit aussi de nombreuses plantes aromatiques.
Dans les oasis sont cultivés de nombreux fruits et légumes : tomates, courges, figues, abricots, piments, oignons. On y trouve aussi des céréales.
La Tunisie ne serait pas ce qu’elle est sans les fleurs qui, partout, la colorent : le jasmin, véritable fleur nationale, les roses, les mimosas, les bougainvillées, les lys.
Palmier-dattier Le tronc, débité en longues poutres, est utilisé dans la construction des maisons et sert également à confectionner les petits ponts jetés sur les canaux d’irrigation (seguias).
La datte gonfle peu à peu et demande beaucoup de chaleur pour atteindre sa richesse en sucre. C’est en plein été que le fruit grossit. Le palmier a la tête au soleil mais il lui faut les pieds dans l’eau.
Si vous désirez rapporter des dattes, achetez-les de préférence en vrac sur les marchés auprès des producteurs. Hors saison, en dehors de l’automne, prenez plutôt des dattes en branches (plus chères mais elles se conservent mieux). Toutefois, si vous ne voulez pa
as vous embarrasser à les transporter au cours de votre voyage, vous trouverez encore d’excellentes deglet en nour, en duty free shop, dans les aéroports de Tunis et de Tozeur.

Traditions
Chéchia La chéchia est un bonnet de feutre rouge qui ceint le front. Elle est encore portée par les hommes, alors que le reste de la tenue vestimentaire usuelle s’est complètement occidentalisé (pantalon et chemise, comme chez nous). Le port de la chéchia est obligatoire pour les ministres et secrétaires d’État lors des manifestations religieuses.
Chicha Fumer le chicha, c’est en fait fumer du tombac dans une pipe à eau (le narguilé). Le tombac est une plante très proche du tabac, que l’on fait bouillir. Y ajouter du miel et un peu de citron puis laisser macérer une demi-heure. On en remplit la partie supérieure de la pipe à eau. On dispose par-dessus un bout de charbon de bois incandescent et c’est parti.
Femmes Dans aucun autre pays musulman, les femmes n’ont la place qu’elles occupent en Tunisie. On en trouve dans la police ou dans les institutions judiciaires tunisiennes. Les femmes sont à l’abri de la répudiation par leur mari. Le divorce, décidé par la justice, peut être le fait de la femme comme celui de l&

’homme. Elles sont protégées dans le cadre du code du statut personnel et du code de la famille. La polygamie est désormais interdite, l’avortement a été admis dès 1965 (avant la France), et plus de 60 % des femmes ont recours à la contraception.

Fêtes fixes
– 1er janvier : Jour de l’An.
– 20 mars : fête de l’Indépendance.
– 21 mars : fête de la Jeunesse.
– 9 avril : journée des Martyrs.
– 1er mai : fête du Travail.
– 25 juillet : fête de la République.
– 13 août : journée de la Femme.
– 15 octobre : journée de l’Évacuation.
– 7 novembre : commémoration du Changement.
Fêtes religieuses musulmanes (date variable)
– Aïd el Fitr : fête de Rupture du jeûne qui intervient le lendemain de la fin du ramadan.
– Aïd el Adha : fête du Sacrifice du mouton.
– Ras el Am : le Nouvel An, soit le 1er jour du 1er mois du calendrier hégirien.
– El Mouled : commémoration de la Naissance du prophète Mahomet.
– L’Achoura : fête des Morts.
Hammam En Tunisie, où il y a peu de salles de bains dans les maisons, et où l’hygiène corporelle est scrupuleusement respectée, le hammam tient une place importante.
Pour connaître l’adresse d’un hammam dans une ville, demandez à l’hôtel ou à un pharmacien de vous indiquer le plus recommandable.
Ne pas oublier : serviette, bas de maillot, savon, peigne, tasse (pour recueillir l’eau, car il n’y a que des robinets et certains n’ont pas de douches). Des sandales en plastique sont conseillées ; on en loue cependant sur place pour les étourdis. Après avoir troqué vos vêtements, rangés dans un casier, contre la fouta, une sorte de paréo, vous pourrez aller transpirer de la chambre tiède à la chambre la plus chaude. Une vigoureuse friction à la kesse, gant en poil de chèvre ou de chameau à peine plus doux qu’un gant de crin ou, pour les peaux délicates, une application de tfal, sorte de savon argileux mélangé d’extraits de plantes aromatiques (c’est un merveilleux « désincrustant »), suivies de bains de plus en plus chauds et de séances de sudation vous laisseront, en sortant, l’impression d’avoir changé de peau.
Marabouts Vous verrez souvent dans les campagnes, à proximité des villages, de petites constructions cubiques coiffées d’un dôme. Ces sanctuaires sont les tombeaux des marabouts, ces sages qui pratiquaient jeûne et méditation pour libérer leur âme de son enveloppe charnelle et être ainsi plus proches de Dieu.
Les Tunisiens sont très superstitieux et continuent à croire aux pouvoirs surnaturels des marabouts, censés guérir les aveugles, les femmes stériles, les douleurs, et même les âmes.
Savoir-vivre, coutumes et politesse Même si la Tunisie fut le premier pays du Maghreb à reconnaître l’émancipation de la femme dès 1956, un certain nombre de règles s’imposent dans le comportement et dans la tenue vestimentaire.
Ce qu’il faut faire
– Se déchausser avant d’entrer dans une pièce d’une maison particulière dont le sol est couvert de tapis.
– Répondre à toutes les questions que l’on vous posera et qui, parfois, vous paraîtront indiscrètes.
– Prolonger la pause thé en acceptant plusieurs verres, même si on n’a plus soif.
– Si on a été invité dans une famille, laisser un petit cadeau plutôt que de l’argent.
– Si on a photographié ses amis tunisiens, ne pas oublier de leur envoyer les clichés au retour.
– Pour conjurer le mauvais sort, ouvrir largement la main en étalant les cinq doigts, la paume tournée vers son interlocuteur ; l’effet de ce geste, la khamsa, est magique.
– Ne jamais refuser le couscous que l’on vous offre.
– Parler football : les jeunes connaissent toutes les équipes européennes et les noms des joueurs.
– Pour appeler le garçon de restaurant ou de café, dire : « Chef ! »
– Ne jamais passer devant quelqu’un en prière.
– Ne jamais chercher à pénétrer dans un lieu saint.
– Éviter de porter le bouquet de jasmin sur l’oreille.
La politesse Comme on peut le constater dès l’arrivée, les Tunisiens utilisent des formules de politesse beaucoup plus longues que les nôtres. Elles appartiennent à un ancien code d’usages toujours en vigueur.
Si vous êtes à table, il est de coutume de dire Bismillah (Au nom de Dieu) avant de manger.
Si on vous annonce une bonne nouvelle, dites aussitôt : Hamdullah ! (Que Dieu soit loué !).
Pour remercier, ne pas oublier de dire : Choucran

Carte d’identité
– Superficie : 163 610 km².
– Population : 9,6 millions d’habitants, dont 98,2 % d’Arabes, 1,2 % de Berbères et 0,6 % autres (Français, Italiens).
– Densité : 59 habitants au km².
– Capitale : Tunis (1 680 000 habitants).
– Religion : islam, religion officielle. On compte 98 % de musulmans, 1 % de chrétiens et 1 % de juifs.
– Langue officielle : arabe.
– Monnaie : dinar. 1 dinar = environ 0,7 euro.
– Régime politique : pouvoir présidentiel fort. Le président doit être musulman.
– Chef de l’État : Zine el-Abidine Ben Ali.
– Premier ministre : Mohammed Ghannouchi.
– Économie : la République tunisienne, se rapprochant des modèles occidentaux sans perdre pour autant son identité, a ajouté aux progrès sociaux le libéralisme économique. L’entrepreneur privé est glorifié, l’initiative individuelle encouragée. Le gros point noir de l’économie du pays reste le chômage, qui touche plus de 300 000 personnes (environ 18 % de la population active).
Actuellement, l’agriculture n’occupe plus que 20 % de la population.
Quant à l’industrie, qui est le 1er secteur de l’économie dans le PNB, elle emploie environ 20 % des Tunisiens. Elle exporte de plus en plus de produits manufacturés (surtout des textiles).
Le secteur du tourisme prend une place de plus en plus importante : il représente 7 % du PIB et constitue une source de devises considérable. Plus de 5 millions de touristes se rendent chaque année en Tunisie.

Cuisine et boissons
Cuisine C’est une cuisine très épicée sur laquelle règne l’harissa. Le poisson se consomme beaucoup le long des côtes. Dans la plupart des restaurants, on vous apporte dans un assortiment d’amuse-gueule offerts par la maison.
Parmi les hors-d’œuvre
– Le brick : crêpe très fine, pliée en triangle et frite, enveloppant un œuf et de la farce ou du thon.
– Le fricassé : beignet dans lequel on trouve du thon, des pommes de terre et de l’harissa.
– La salade tunisienne : à base de concombres et de tomates.
– La salade méchouia : salade cuite et refroidie. Elle se compose le plus souvent de piments « forts », de tomates grillées, d’ail, de thon, d’œufs durs, de câpres arrosés d’huile d’olive et d’un jus de citron.
– La chorba : bouillon avec des petites pâtes qui peut, à lui seul, constituer un repas économique.
On vous proposera ensuite
– La chakchouka : sorte de ratatouille épicée dans laquelle on trouve des oignons, des poivrons, des pois chiches, avec un œuf mollet. Servie avec de l’huile d’olive et du citron, c’est excellent.
– Le couscous : la préparation varie selon la localité.
– Le mesfouf : couscous sucré à la cannelle, assorti de dattes dénoyautées, de raisins secs, de noix, d’amandes, de pistaches et même de grenades.
– La koucha : épaule d’agneau passée au four et accompagnée de pommes de terre et de piments.
– La kamounia : ragoût fait de morceaux de bœuf et de foie nageant dans une épaisse sauce au cumin.
– Le tajine : quiche gratinée à base de viande et de légumes, cuite au four avec des œufs et du fromage.
– Le méchoui : désigne en Tunisie tout morceau de viande grillé sur la braise.
– Le kaftaji : brochettes de viande, foie et poivrons.
– La marqua : c’est un ragoût généralement à base de sauce tomate accommodée de diverses viandes et légumes ainsi que d’olives (zitoun), ou de marrons (quastal) et de raisins secs (zbib).
Et pour conclure
– Les fruits tels que le melon, la pastèque, les dattes, les raisins, les pêches, les nèfles et les figues de Barbarie. Et les grenades, véritable caviar rose servi avec du sucre et arrosé d’un peu d’eau de fleurs d’oranger.
– Pâtisseries : ceux qui aiment le sucre pourront se régaler de multiples douceurs orientales baignant dans le miel ou le sirop de sucre.
Et si vous avez trop mangé, essayez le loben, cette résine ocre à l’état naturel qui fait office de chewing-gum local. Son goût vous rappellera immanquablement le savon mais ça facilite drôlement la digestion.
Boissons
– Thé à la menthe : ne refusez jamais le thé à la menthe si votre hôte vient à vous en offrir : vous pourriez le blesser. Il vaut mieux ne pas être pressé.
– Café : demandez un café naturel (ou café filtre, pas toujours très bon), un espresso ou un turc. Le café au lait se dit « crème » (beaucoup de lait, peu de café) ou « direct » (beaucoup de café, peu de lait).
– Bière : les amateurs trouveront la Celtia, la plus répandue, la Stella et la Tuborg fabriquée sous licence.
– Eau : si vous appartenez à la ligue antialcoolique, vous pouvez vous contenter d’eau minérale que vous décapsulerez vous-même ou que vous ferez décapsuler devant vous.
– Jus d’orange : excellent lorsque ce sont des oranges pressées.
– Citronnade : fraîche, désaltérante et sucrée, elle est vendue en été dans les pâtisseries et cafés.
– Sirop d’orgeat : à base d’amandes douces et amères, il est aussi vendu dans les pâtisseries.
– Vin : tous les établissements ne servent pas d’alcool : il leur faut une licence spéciale. Dans l’ensemble, les vins, quoique forts, sont bons. Les meilleurs sont, bien entendu, les AOC premiers crus comme le sidi-sâad, le lamblot ou le château-feriani.
– En conclusion : pour clore un bon repas, essayer la boukha, alcool de figue très fort, ou la thibarine qui est une liqueur de datte aromatisée avec des plantes. Dans le Sud, plutôt que la boukha, on vous offrira du jus de palme.
Si vous avez la chance d’être invité dans une demeure tunisienne, on vous servira peut-être la bsisa de blé, boisson assez épaisse à base de farine de blé ou d’orge épicée à la marjolaine, à la coriandre, à l’anis, au fenouil.
Restaurants
En fait, il n’y a que deux types de restaurants : les gargotes (catégorie bon marché) et les autres établissements servant généralement de l’alcool, et dont les prix sont deux à trois fois supérieurs à ceux des gargotes.
Le service est toujours compris ; ce qui ne vous dispense pas de laisser un petit pourboire lorsque vous avez été satisfait. Une précision : les plats arrivent souvent dans le désordre.
Une règle à ne jamais oublier : recompter les additions ; les erreurs y sont fréquentes.
Pendant le ramadan, la plupart des restaurants sont fermés pour le déjeuner et parfois aussi le soir.

Culture
Cinéma Soleil, plages, dunes, palmiers et étendues désertiques. La Tunisie ne se contente pas d’en faire profiter ses nombreux visiteurs. Elle rentabilise aussi ses richesses naturelles en attirant les producteurs d’Hollywood. Les plus spectaculaires utilisations des merveilleux paysages du désert se retrouvent dans Le Patient anglais, dont les images sublimes du survol des environs de Ksar Ghilane et les travellings langoureux sur les étendues du plateau de Nefta ont pas mal contribué à lui attribuer une pluie d’Oscars.
George Lucas a planté ses caméras à Tataouine et dans les étendus salées du Chott El-Djerid pour la trilogie de la Guerre des étoiles en 1977 et la suite des Star Wars, filmée à la fin des années 1990.
Médias
Radio – Les stations tunisiennes ont quelques programmes en langue française. Il existe une station de langue française : RTCI (Radio Tunis Chaîne Internationale). Il est possible aussi de capter certains postes de l’Hexagone comme France Inter, Radio France Internationale, RTL, et parfois RMC.
Télévision – On capte normalement la chaîne tunisienne qui s’appelle TUNIS 7 en l’honneur du 7 novembre, jour où Ben Ali prit le pouvoir. Canal 21 également en langue arabe, est la chaîne destinée aux jeunes. Avec une antenne spéciale, on reçoit TF1, M6, Arte France 2 et France 3.
Journaux – La presse française est distribuée dans les principaux centres touristiques, avec en général une journée de retard seulement. On trouve les grands quotidiens et certains hebdos.
Quatre quotidiens tunisiens sont publiés en langue française : Le Temps et Le Quotidien (indépendants), La Presse (gouvernementale) et Le Renouveau (journal des partis). De plus, il existe trois hebdomadaires de langue française dont Réalités qui semble être le plus intéressant.
Musées, sites et monuments
La carte d’étudiant donne parfois droit à une entrée gratuite. Insistez. Pour les autres, le droit d’entrée varie de 1,1 à 2,1 Dt (0,8 à 1,50 euros). Les visiter de préférence entre 14 h et 16 h, il n’y a personne. Droit de photographier payant pour les musées et sites touristiques.

literatura:
http://www.touristic-guide.com/francais/tunisie/histoire.htm

http://www.touristic-guide.com/francais/tunisie/culture_detail.htm?#art

http://www.touristic-guide.com/commun/album/index.htm

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